Réunion Spirituelle de fin d’année le 31 Décembre 2014 -Bruxelles







31 décembre 2014 – 1er janvier 2015
Souhaitons que cette année soit l’année des optimistes, l’année de ceux qui croient que l’humanité est plus forte que l’ inhumanité, que le bien est plus fort que le mal, que l’amour est plus fort que la haine, que la rencontre est plus féconde que les oppositions et que l’unité est supérieure à la dualité et que chacun de nous puisse, pour cette nouvelle année, trouver dans son cœur, dans sa conscience, la paix ! Et que cette paix dans son intériorité se manifeste à travers ses actes, ses faits et ses paroles. Il n’y a pas de foi sans cœur et la foi est toujours liée aux œuvres, aux œuvres de bien. Il ne sera pas demandé demain comment nous nous appelons, qui était notre père ou notre mère, ou notre nationalité ou notre religion. Il nous sera demandé “qu’avez-vous fait du don de la vie que Je vous ai donné ?”. Qu’est ce que vous en avez fait, à quoi il vous a servi, quel acte, quelle œuvre vous avez construit pendant que vous aviez la santé, la beauté, les moyens intellectuels, les moyens matériels,… pendant que tout était à votre portée, qu’avez-vous fait du don de la vie qui vous a été offert ? Qu’en avez-vous fait ? A chacun de nous de mettre de l’espoir, même si hier, pour lui, c’était difficile, qu’il y mette toute sa force et sa foi sincère pour un nouveau départ.
Le monde n’est pas si mauvais, il ne va pas si mal comme on veut bien nous le faire dire et nous le faire penser ! C’est certain, le monde a toujours été un monde de tumulte, un monde de bruit, un monde où la force aveugle a toujours été présente, où le meurtre a été présent, la négation ou la folie ont été présentes. Et par la présence de tous ces états négatifs, l’homme s’éveille et s’élève, s’élève !… et cela nous donne la possibilité, en sortant de cette réunion… nous allons voir des gens qui dorment dans la nuit froide de la fin d’une année et du début d’une nouvelle. Ils dorment dehors, c’est juste à côté de vous ! Nous n’avons pas encore résolu ce problème ! Est-ce que pour nous cela compte pour nous-mêmes ? Si nous n’avons pas les moyens de le faire, si nous n’avons pas l’autorité de le faire, alors faisons-le dans nos cœurs ! La moindre des choses, c’est un sentiment, c’est de rendre grâce à Dieu de nous avoir donné à nous la chance, la possibilité d’avoir passé ce moment ensemble en paix, en fraternité; d’avoir partagé ensemble un moment de douceur, de beauté, un moment… un moment de prière, un moment de partage où nous avons oublié quelque part ce « je » possessif, cet ego narcissique qui n’est jamais content ni satisfait de la situation dans laquelle il se trouve. L’homme est toujours… l’être humain est au trois quart un être qui se plaint. Quant au reste… très peu rendent hommage et louent Dieu pour les bienfaits qu’Il leur a donnés. Essayons de penser à Le louer et de faire en sorte que cette prière tombe sur l’humanité toute entière sans exception, que cette rahma mohammadienne, que cette mansuétude, que cette miséricorde compte pour cette fête du Mouloud que nous célébrons aujourd’hui… que nous célébrons aujourd’hui dans cette ville, dans cette capitale européenne… qu’elle puisse être dispensée à tous ceux qui… les pauvres, les nécessiteux, les ouvriers, ceux qui subissent l’injustice, mais qu’elle soit donnée aussi aux autres, aux tyrans, aux puissants, aux orgueilleux ; peut-être que si on les inclut dans notre prière, peut-être qu’ils s’amélioreront. Rien ne nous empêche d’adresser cette prière à la terre entière et, au nom de l’humanité toute entière, implorons le Tout-Puissant pour que Sa miséricorde puisse atteindre les cœurs, guérir les malheureux et guérir le mal de ceux qui – conscients ou inconscients – le commettent.
Certes les hommes ont toujours été des loups les uns pour les autres : tantôt victime, tantôt bourreau. Le bourreau d’aujourd’hui devient la victime de demain et la victime d’aujourd’hui devient le bourreau de demain… on n’aura jamais retenu la leçon ! Nous tournons en rond dans un manège ! Rares sont ceux qui échappent à son attraction : il est tellement doux, brillant, bruyant qu’il attire comme un aimant, nous invite à la ronde infernale, et lorsque l’on rentre dedans, on ne peut plus en sortir, s’en séparer; on est pris dans le tourbillon du monde matériel qui est plein de pièges, qui nous piège à chaque fois ! Plein de désirs, des désirs sans satisfaction et plein d’illusions, c’est un plein vide, c’est un mirage ! Et de mirage en mirage passe la vie à courir derrière quelque chose qu’elle ne rattrape jamais. Le plus sage d’entre vous doit demander la paix, le contentement du cœur, la paix du cœur ! Cela veut dire qu’il a passé un seuil dans sa vie active et qu’il a quelque chose de précieux qu’il peut partager avec ses frères et ses sœurs.
Que Dieu nous garde, nous protège ! Qu’Il fasse de cette année 2015 une année laborieuse, une année où la fraternité humaine va prendre forme, va trouver sa place dans une humanité qui s’égare. Que la raison l’emporte sur la déraison, que le matériel, le fauve, la bête du matérialisme, ne nous englobe pas dans un monde déshumanisé où c’est la machine qui commandera, où la conscience faiblira au point qu’elle doutera même de ce qu’elle est et du rapport qu’elle a avec l’univers et de sa relation avec l’Absolu !
Il reniera dans la verticalité pour vivre dans l’horizontalité à l’infini sans but errant comme un fou à la recherche d’un début et d’une fin il n’arrive jamais.
Que Dieu nous en préserve !
Que Dieu fasse (…) Je suis persuadé que des hommes de tous bords peuvent construire cette demeure de la paix. Mais la condition est que personne ne peut la construire seul ! Il faut qu’il la construise avec ses frères et sœurs dans l’humanité : les musulmans ne peuvent pas construire tout seul cette demeure de la paix, cette œuvre de la paix. Les juifs, les chrétiens, les athées ne le pourront pas : ceux qui ont une religion et ceux qui n’en n’ont pas doivent tous se donner la main pour construire la demeure de la paix pour que l’humanité puisse passer de cap en cap, de crise en crise vers le destin qui lui a été prescrit, un destin commun que Dieu lui a prescrit, que son Créateur lui a prescrit (…) et que personne de nous ne pourra changer. La seule chose que nous pourrons apporter, c’est notre contribution, notre amour, notre paix, notre savoir pour que ce moment arrive où les hommes se regarderont en frères et non comme des bêtes féroces se déchirant les uns les autres au nom de principes qu’ils ne connaissent même pas, au nom d’un Dieu qu’ils renient à l’intérieur d’eux-mêmes. Celui dont Dieu a habité le cœur ne peut, ne peut jamais porter atteinte à son frère, à un être humain de quelle façon que ce soit ! Parce que le Dieu qui habite son cœur ne (…) On se demande souvent à quoi servent les religions. Les religions sont venues apporter une aide à l’homme pour transformer son cœur en un habitacle ou la lumière luit. C’est la mission de l’homme avant de disparaitre. Leur seule et unique mission, c’est d’éclairer par la Lumière divine. Si on oublie cela, alors on a oublié l’essentiel de ce qui nous a été révélé depuis Adam jusqu’à aujourd’hui.
Que Dieu nous en préserve !
Qu’Il vous protège, qu’Il protège vos enfants, vos familles, et qu’Il nous aide à accomplir pour 2015 tous les projets qu’aujourd’hui AISA-ONG porte en elle pour le bien commun de tous sans exception.
Nous nous donnerons rendez-vous en septembre pour un événement qui sera célébré à Paris, au siège de l’Unesco : la célébration, la journée où on va célébrer un hommage au fondateur, au revivificateur de notre tarîqa, le Cheikh Ahmed Mostefa ‘Alâwî.
C’est donc un jour historique car c’est la première fois qu’ilo sera rendu hommage à un maître spirituel musulman. Quand on voit l’Unesco, l’organisation où tous les pays des Nations Unies sont représentés pour rendre hommage à un homme : alors vous comprenez pourquoi nous sommes encore là : parce qu’il nous a laissé un trésor spirituel ! Pas de moyens matériels, pas de meubles, pas de terres, pas de l’or, mais quelque chose qui ne se dévalue pas avec le temps ! Plus on avance dans le temps, plus elle sera de plus en plus chère ! De plus en plus son prix augmentera dans le cœur des êtres parce qu’elle sera recherchée comme moyen d’accéder à la culture, à la beauté, à la sagesse,… d’accéder tout simplement à l’humain, le minimum du minimum !
L’Etre humain ! Entendons-nous bien… Quand on oubliera tout, qu’on oubliera l’effet que produit cette force, cette énergie spirituelle, alors on viendra la chercher chez ses arrière, arrière, arrière, arrière grands parents.
Merci et bonne année !

Programme Brussel’s Mawlid Festival
“Pour une culture de paix et de partage,(…)une création collective de toutes les traditions.” Cheikh Khaled Bentounes, Président d’honneur de l’association EPF (Ensemble pour la Paix et la Fraternité)
Mercedi/ Woensdag/ Wensday, 30/12
Café théâtre/ Cafe Theatre
· 15h30: ouverture
15h40: Kamal
16h05: entracte
16h30: Sospiro e Spero+ enfants
16h50: entracte
17h15: Herbes folk
17h45: entracte
18h10: Housna (Ozone)
18h30: clôture
Mawlid
· 19h00: Ouverture
19h10: Sospiro e Spero
19h30: Herbes Folk
20h20: Entracte
21h20: Asad (tête d’affiche )
22h00: Isawa/Gnawa
22h30: Clôture
Bref Descriptif de la programmation:
L’ensemble Sospiro e Spero est spécialisé dans la musique vocale baroque sacrée et profane des 17ème et 18ème siècles. Pour le festival du Mawlid, ils interpréteront une cantate de Georg Philip Telemann ainsi que des extraits de cantates de Jean-Sébastien Bach. Ces œuvres étaient écrites à des fins liturgiques, composées pour les offices religieux du dimanche dans l’Allemagne protestante du 18ème siècle. Céline Vieslet (soprano), Hélène Servaes (flûtes à bec), Laura Pok (viole de gambe) et Bernard Zonderman (luth et théorbe).
Herbes folk est un collectif de musiciens et d’animateurs. Selon les rencontres et les occasions, le groupe se réinvente au fil du temps. Faisant le choix de la rencontre par la danse, il se concentre sur la recherche du coup d’archet ou de soufflet qui fassent taper du pied, sautiller, galoper, valser, … Avis aux danseurs! De la douceur d’une danse en chaîne recueillie, à l’explosion d’énergie d’un mixer anglais, ils vous proposent un voyage au gré des danses d’ici et d’ailleurs. Robin Seifert (accordéon, animation), Arsène Michiels (quinton), Guillaume Janssens (violon), Darius Lecharlier (basse et mandoline), Michel Jaqmain (cistre).
Asad Qizilbash est le seul maître reconnu de sarod (luth indien) au Pakistan. Violoniste de formation, il abandonna cet instrument au profit du Sarod qu’il pratiqua assidument jusqu’à devenir le fils spirituel du célèbre maître Ustadh Amjad Ali Khan. Il s’est produit dans de nombreux festival au Pakistan et à l’étranger. Actuellement résident en Belgique, ce musicien de talent enjoue notre capitale des vibrations chaleureuses et subtiles de son instrument. A découvrir absolument !
Maâlem Stitou et ses musiciens Gnawa : Né en 1970 à Tanger, initié à la musique Gnawa par son père, Maâlem Stitou a choisi notre capitale pour transmettre son art aux jeunes générations. Mu par ce désir de transmission, c’est dans le cadre des activités proposées à la Maison Gnawa (Molenbeek) qu’il cherche inlassablement à promouvoir la musique traditionnelle de son pays d’origine mais aussi à pratiquer l’échange et la fusion avec d’autres genres musicaux.
Brussels Mawlid Festival,
“Pour un moment de Fraternité en toute Convivialité”.
Vos dons serviront à soutenir nos actions:
Association Ensemble pour la Paix et la fraternité
IBAN : BE35001396638837
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